Résumé de la Paracha
Tazria’ (“Elle concevra”) commence par les lois de pureté de la femme qui a accouché et l’offrande qu’elle apporte. La Torah mentionne aussi la brit mila au huitième jour pour un garçon.
Vient ensuite le grand sujet de la paracha : la Tsara’at, souvent traduite par “lèpre”, alors que ce n’est pas du tout la lèpre que l’on connaît aujourd’hui. La Tsara’at biblique fait apparaître des taches blanches sur le corps, puis, si la personne ne change pas, sur ses habits, et enfin sur les murs de sa maison. Nos Sages enseignent que c’était une punition contre la médisance (lachone hara). Le Cohen examine les taches, déclare la personne pure ou impure, et celle-ci doit vivre isolée hors du camp jusqu’à sa guérison.
Petit rappel de halakha : le lachone hara, c’est une parole vraie qui fait du tort. Une parole fausse est une calomnie (motsi chem ra’), encore plus grave.
Résumé de la Haftara
“Weïch ba miBa’al Chalicha” (“Un homme vint de Ba’al Chalicha”)
Texte dans Melakhim II (II Rois) 4:42–5:19
Un homme apporte au prophète Elicha’ vingt pains d’orge, et ce peu suffit à nourrir cent hommes, avec des restes. Puis vient l’histoire de Na’aman, général de l’armée d’Aram, atteint de Tsara’at. Une jeune captive israélite lui parle du prophète d’Israël. Elicha’ lui fait dire de se tremper sept fois dans le Jourdain. Na’aman s’indigne d’abord d’un remède si simple, puis obéit : sa chair redevient comme celle d’un petit enfant. Il déclare : “Il n’y a pas de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël”. Elicha’ refuse ses cadeaux.
Liens Paracha-Haftara
La paracha décrit la Tsara’at et son traitement ; la haftara montre une guérison de Tsara’at par l’humilité et l’obéissance. Na’aman, un puissant général étranger, doit accepter un geste simple pour être guéri, et il en sort en reconnaissant le Dieu d’Israël.
Chabbat spécial : Roch ‘Hodech
Tazria’ et Metsora’ sont souvent lus ensemble. En 5783, ce Chabbat tombait Roch ‘Hodech Iyar : la haftara était alors celle de Roch ‘Hodech (Yecha’ya 66), qui annonce qu’à la fin des temps, chaque mois, toute chair, même non juive, viendra se prosterner devant Dieu dans le Temple reconstruit.