Résumé de la Paracha
Sur le mont Sinaï (Behar Sinaï), Dieu prescrit à Moché le repos de la terre : tous les sept ans, c’est la Chemita, la terre est laissée en jachère. Après sept cycles de sept ans, la cinquantième année est le Yovel (jubilé) : les terres héréditaires reviennent à leurs familles d’origine et les esclaves hébreux sont libérés. Dieu promet de pourvoir aux besoins du peuple pendant ces années, et personne n’aura faim.
La Torah distingue la vente d’une maison dans une ville fortifiée de celle d’un terrain, et prescrit le rachat (gueoula) des terres vendues par un proche parent. Elle demande de soutenir l’indigent, de ne pas lui prêter à intérêt, et explique comment traiter et racheter un Hébreu tombé en servitude, car “les enfants d’Israël sont Mes serviteurs”.
Résumé de la Haftara
“Wayomer Yirmeyahou” (“Yirmeya dit”)
Texte dans Yirmeya (Jérémie) 32:6–27
Jérusalem est assiégée par Babylone et Yirmeya est emprisonné pour avoir annoncé sa chute. Son cousin ‘Hanamel vient lui proposer de racheter son champ à ‘Anatot, au nom du droit de rachat familial. Yirmeya l’achète pour dix-sept sicles d’argent, fait signer l’acte devant témoins et le fait placer dans un vase de terre pour qu’il se conserve longtemps : “On achètera encore des maisons, des champs et des vignes dans ce pays”. Puis il prie : “Rien n’est trop difficile pour Toi”.
Liens Paracha-Haftara
La paracha institue le rachat des terres par le proche parent ; la haftara montre Yirmeya accomplir exactement cette mitsva, au moment le plus sombre, alors que la terre va être perdue. Acheter un champ en pleine guerre, c’est affirmer que le lien entre le peuple d’Israël et sa terre est éternel.