Résumé de la Paracha
“Moché alla (Wayélekh) et dit ces paroles à tout Israël : J’ai aujourd’hui cent vingt ans, je ne peux plus sortir et entrer, et Hachem m’a dit : tu ne passeras pas ce Jourdain.” Il rassure le peuple : c’est Dieu Lui-même qui passera devant vous, et Yehochoua’. Devant tout Israël, il dit à Yehochoua’ : “‘Hazaq weémats, sois fort et courageux… Hachem marchera devant toi, Il ne te délaissera pas, ne crains pas.”
Moché écrit cette Torah et la confie aux Cohanim et aux anciens. Il institue le Hakhel : tous les sept ans, à Souccot après l’année de Chemita, tout le peuple, “hommes, femmes, enfants et l’étranger”, se rassemble au Temple pour écouter la lecture de la Torah par le roi.
Dieu appelle Moché et Yehochoua’ dans la Tente d’assignation, dans la colonne de nuée, et annonce que le peuple se détournera après la mort de Moché. Alors “Je cacherai, Je cacherai Ma face” (haster astir). Le Talmud (Houlin 139b) voit dans ces mots une allusion à Esther, l’histoire où le nom de Dieu n’apparaît pas mais où Sa main guide tout. Dieu ordonne d’écrire le Chant (Haazinou) pour qu’il soit un témoin qui ne sera jamais oublié dans la bouche des descendants : le Talmud y voit la dernière mitsva de la Torah, écrire un Sefer Torah. Moché achève d’écrire la Torah et la fait placer à côté de l’arche d’alliance, puis rassemble les anciens pour leur dire le chant.
Résumé de la Haftara
“Dirchou Hachem behimats’o” (“Cherchez Hachem pendant qu’Il se laisse trouver”)
Texte dans Yecha’ya (Isaïe) 55:6–56:8
“Cherchez Hachem pendant qu’Il se laisse trouver, appelez-Le pendant qu’Il est proche” : selon le Talmud, ce sont les dix jours entre Roch Hachana et Kippour. “Que le méchant abandonne sa voie… car Il pardonne abondamment.” “Mes pensées ne sont pas vos pensées.” Comme la pluie qui fait germer la terre, Sa parole ne revient pas sans effet. Puis le prophète accueille l’étranger qui s’attache à Hachem et garde le Chabbat : “Je les amènerai à Ma montagne sainte, car Ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples”.
En pratique, Wayélekh est presque toujours lue soit avec Nitsavim, soit le Chabbat Chouva, entre Roch Hachana et Kippour : on lit alors “Chouva Israël” (Hochéa’ 14), “reviens, Israël, jusqu’à Hachem ton Dieu”.
Liens Paracha-Haftara
Dans la paracha, Dieu annonce qu’Il cachera Sa face ; la haftara répond : cherchez-Le pendant qu’Il se laisse trouver. Même dans le temps où Dieu se cache, Il reste proche de celui qui L’appelle. Et le Hakhel de la paracha, où même l’étranger écoute la Torah, rejoint la “maison de prière pour tous les peuples”.