Résumé de la Paracha
“Vous vous tenez tous aujourd’hui (Nitsavim) devant Hachem votre Dieu” : les chefs, les anciens, les officiers, tout homme d’Israël, les enfants, les femmes, l’étranger, “du coupeur de bois au puiseur d’eau”. Tous entrent dans l’alliance, et pas seulement ceux qui sont présents, mais aussi “celui qui n’est pas ici avec nous aujourd’hui”, toutes les générations à venir et les âmes des futurs convertis.
Moché met en garde contre celui qui, dans son cœur, se tournerait vers l’idolâtrie en se disant “j’aurai la paix”, racine qui produit le poison et l’absinthe : tout le pays en souffrirait, et les nations demanderaient pourquoi cette terre est dévastée. “Les choses cachées sont à Hachem notre Dieu, et les choses révélées sont à nous et à nos enfants pour toujours” : chacun est responsable de ce qu’il voit, et c’est le fondement de la responsabilité mutuelle, “kol Israël ‘arévim zé bazé”.
Puis la grande promesse de la techouva : quand toutes ces choses t’arriveront, “tu reviendras jusqu’à Hachem ton Dieu”, et Dieu ramènera tes exilés, “même s’ils sont au bout des cieux”, et “circoncira ton cœur” pour L’aimer. Le Ramban voit dans le passage qui suit la mitsva de la techouva : “Elle n’est pas dans le ciel… ni au-delà de la mer… la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour la faire”. Enfin, le choix : “J’ai placé devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction : choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance, en aimant Hachem ton Dieu, en écoutant Sa voix et en t’attachant à Lui.”
Nitsavim est toujours lue juste avant Roch Hachana : tout le peuple se tient debout, en même temps, devant le Juge.
Résumé de la Haftara
“Sos assis” (“Je me réjouirai”)
Texte dans Yecha’ya (Isaïe) 61:10–63:9
Septième et dernière haftara de consolation : c’est maintenant Jérusalem qui répond. “Je me réjouirai, je me réjouirai en Hachem, mon âme exultera en mon Dieu, car Il m’a revêtue des habits du salut”, comme un fiancé et une fiancée. “Pour Sion, Je ne me tairai pas, pour Jérusalem Je ne resterai pas tranquille, jusqu’à ce que sa justice brille comme une lumière”. Elle ne sera plus appelée “abandonnée” mais “Mon désir est en elle” ; “comme le fiancé se réjouit de sa fiancée, ton Dieu se réjouira de toi”. Puis la vision de Dieu revenant d’Edom, les vêtements rougis, ayant jugé les ennemis seul. La haftara se termine : “Dans toutes leurs souffrances, Il a souffert, et l’ange de Sa face les a sauvés”.
Liens Paracha-Haftara
La paracha promet le retour et la circoncision du cœur ; la haftara chante ce retour accompli, dans la langue des noces entre Dieu et Israël. Avant Roch Hachana, on se tient debout devant le Roi, et l’on sait qu’Il souffre avec nous dans chacune de nos détresses.