Résumé de la Paracha
Malgré son titre, “la vie de Sarah”, la paracha s’ouvre sur sa mort, à 127 ans, à Qiryat-Arba (‘Hevron). Selon Rachi, son âme la quitta en apprenant la ‘Aqéda. Avraham la pleure, puis négocie avec les fils de ‘Het et achète à ‘Efron le caveau de Makhpéla pour 400 sicles d’argent. C’est l’un des trois lieux que la Torah atteste avoir été achetés à prix complet, avec le Mont du Temple et le tombeau de Yossef à Chekhem (Midrach).
Avraham, âgé et béni “en tout”, fait jurer son serviteur Eli’ézer de ne pas prendre pour Yits’haq une épouse cananéenne, mais une femme de sa famille, à ‘Haran. Arrivé au puits, Eli’ézer prie et demande un signe : celle qui lui donnera à boire et abreuvera aussi ses dix chameaux. Rivqa arrive aussitôt et fait exactement cela. Il lui offre des bijoux et rencontre sa famille, Betouël et son frère Lavan. Il raconte toute l’histoire ; on demande à Rivqa si elle veut partir, et elle répond : “Je pars”.
Yits’haq revient du puits de La’haï-Roï et sort “méditer dans les champs” au crépuscule : de là, nos Sages apprennent qu’il a institué la prière de Min’ha. Rivqa le voit, descend de son chameau et se couvre de son voile. Yits’haq l’amène dans la tente de Sarah, l’épouse et l’aime ; selon le Midrach, la lumière du Chabbat, la bénédiction de la pâte et la nuée reviennent dans la tente.
Avraham épouse ensuite Qetoura (Hagar selon Rachi) et a d’autres enfants, à qui il fait des cadeaux avant de les envoyer vers l’Orient ; tout son héritage revient à Yits’haq. Avraham meurt à 175 ans ; Yits’haq et Yichma’el l’enterrent ensemble à Makhpéla. La paracha se termine par la descendance de Yichma’el, ses douze princes, et sa mort.
Résumé de la Haftara
“Wehamélekh David zaqen” (“Le roi David était vieux”)
Texte dans Melakhim I (I Rois) 1:1–31
Le roi David est âgé et affaibli. Son fils Adoniyahou se proclame roi avec l’appui du général Yoav et du prêtre Evyatar. Le prophète Natan et Bath-Chéva viennent rappeler à David son serment : c’est Chelomo qui doit régner après lui. David renouvelle son engagement, et Bath-Chéva se prosterne : “Que mon seigneur le roi David vive éternellement !”
Liens Paracha-Haftara
Les deux textes s’ouvrent sur un patriarche “vieux, avancé en jours” : Avraham et David. Chacun, à la fin de sa vie, veille à transmettre l’héritage au bon fils, Yits’haq d’un côté, Chelomo de l’autre, malgré un autre fils qui aurait pu revendiquer la place.