Résumé du jour
Le jeûne des premiers-nés concerne les premiers-nés (premier-né du père ou de la mère selon les usages), le 14 Nissan, veille de Pessah. Le jeûne va de l’aube à la sortie des étoiles. Si le 14 tombe un Chabbat, le jeûne est avancé au jeudi. La plupart des premiers-nés s’en dispensent en assistant à un siyoum, la fin d’un traité ou d’un livre, le matin à la synagogue, puis participent au repas de mitsva.
Les mitsvot du jour
- Jeûne des premiers-nés (ou participation à un siyoum).
- Brûler le ‘hamets le matin, et vendre le ‘hamets.
- Préparer le Séder : plateau du Séder, vin, matsot, etc.
- Le sacrifice pascal était immolé l’après-midi au temps du Temple. Il n’y a pas de Ta’hanoun à Min’ha.
Origine dans l’histoire
À la dixième plaie, Dieu frappa tout premier-né en Égypte et épargna les premiers-nés d’Israël. D’où l’usage des premiers-nés de jeûner en reconnaissance du salut (traité Soferim 21:3 ; Rema, ‘Orah ‘Haïm 470). Selon la tradition, les premiers-nés sont saints : « Consacre-Moi tout premier-né » (Exode 13:2). Le jeûne est l’acceptation de cette responsabilité.
L’enseignement pour aujourd’hui
La nuit du Séder, tous sont libres, mais la veille de Pessah, les premiers-nés commencent par l’humilité. Le jeûne enseigne que le salut ne va pas de soi : nous vivons grâce à un miracle. Et le siyoum suggère que l’étude peut transformer le jeûne en joie. Étude de la Torah et joie vont ensemble.