Résumé de la Paracha
“Viens vers Pharaon” (Bo). Dieu annonce à Moché qu’Il a endurci le cœur de Pharaon “pour que tu racontes à ton fils et au fils de ton fils”. Huitième plaie : les sauterelles, qui dévorent tout ce que la grêle avait laissé ; les serviteurs de Pharaon le supplient : “Ne sais-tu pas que l’Égypte est perdue ?” Neuvième plaie : les ténèbres, si épaisses qu’on peut les toucher, pendant trois jours ; mais “pour tous les enfants d’Israël, il y avait de la lumière dans leurs demeures”. Pharaon chasse Moché : “Ne revois plus ma face”.
Dieu donne alors la première mitsva au peuple : “Ce mois sera pour vous le premier des mois”, la sanctification de la nouvelle lune et du calendrier. Puis les lois du sacrifice de Pessa’h : un agneau pris le 10 Nissan, gardé jusqu’au 14 et égorgé l’après-midi ; son sang sur les linteaux et les montants des portes ; mangé rôti, avec des matsot et du maror, la nuit, “les reins ceints, les sandales aux pieds, le bâton à la main”. Dieu “passera par-dessus” les maisons d’Israël. Viennent les lois de la fête pour les générations : sept jours de matsot, l’interdit du ‘hamets.
À minuit, la dixième plaie : la mort des premiers-nés, du fils de Pharaon jusqu’au fils de la servante. Un grand cri monte d’Égypte ; Pharaon chasse les Hébreux cette nuit même. Ils partent si vite que leur pâte n’a pas le temps de lever ; ils emportent les objets d’or et d’argent demandés aux Égyptiens, comme promis à Avraham. Six cent mille hommes quittent Ramsès, avec une foule mêlée (‘érev rav), au bout de 430 ans. C’est la “nuit de veille pour Hachem”.
La paracha donne ensuite les lois de qui peut manger le Pessa’h, la consécration des premiers-nés et le rachat du premier-né de l’âne, et l’ordre de raconter la sortie d’Égypte à son fils : “Wehigadta levinkha”, c’est la mitsva de la Haggada. Elle se termine par les deux premiers passages des tefillin (“Qadech li” et “Wehaya ki yeviakha”), “signe sur ta main et souvenir entre tes yeux”.
Résumé de la Haftara
“Hadavar acher diber Hachem” (“La parole que Hachem prononça”)
Texte dans Yirmeya (Jérémie) 46:13–28
Huit siècles après la sortie d’Égypte, Yirmeya annonce que Nabuchodonosor, roi de Babylone, va frapper l’Égypte : “L’Égypte est une génisse très belle, la destruction vient du nord”. Ses dieux et son Pharaon seront livrés. Mais la haftara se termine par une consolation pour Israël : “Ne crains pas, Mon serviteur Ya’aqov, ne t’effraie pas, Israël, car Je te sauverai de loin… Je ferai une destruction totale de toutes les nations où Je t’ai dispersé, mais de toi Je ne ferai pas une destruction totale.”
Liens Paracha-Haftara
Comme dans la paracha, l’Égypte est frappée et ses dieux jugés. Mais là où la paracha décrit la sortie miraculeuse, la haftara s’adresse à un Israël en exil : Dieu promet qu’Il sera encore avec Ya’aqov pour une nouvelle délivrance.