Résumé de la Paracha
Dieu déclare que Pin’has, par son zèle, a détourné Sa colère d’Israël ; Il lui donne “Mon alliance de paix” et la prêtrise éternelle. La Torah nomme alors les deux fauteurs : Zimri ben Salou, prince de Chim’on, et Kozbi, fille d’un chef de Midyan, et ordonne d’attaquer Midyan. Selon le Midrach, “Pin’has, c’est Eliyahou” : le même zèle traverse les générations.
Dieu ordonne un second recensement dans les plaines de Moav : tribu par tribu, famille par famille, on compte 601 730 hommes. Aucun n’avait été compté au premier recensement, sauf Calev et Yehochoua’. La terre sera partagée selon la taille des tribus et par tirage au sort. Les Lévites sont comptés à part.
Les filles de Tselof’had (Ma’hla, No’a, ‘Hogla, Milka et Tirtsa), dont le père est mort sans fils, demandent leur part d’héritage. Moché présente leur cause à Dieu, qui répond : “Les filles de Tselof’had ont raison”, et fixe les lois de l’héritage.
Dieu demande à Moché de monter sur la montagne pour voir le pays avant de mourir. Moché ne pense qu’au peuple : “Que Hachem désigne un homme… pour que l’assemblée de Hachem ne soit pas comme un troupeau sans berger”. Dieu désigne Yehochoua’, “un homme en qui est l’esprit” ; Moché pose ses mains sur lui devant El’azar et toute l’assemblée.
La paracha se termine par la liste des sacrifices : le tamid quotidien, le Chabbat, Roch ‘Hodech, Pessa’h, Chavou’ot, Roch Hachana, Kippour, Souccot (70 taureaux sur sept jours, pour les soixante-dix nations, dit Rachi) et Chemini ‘Atséret. Ce sont les textes du Moussaf des fêtes. À chaque brit mila, on prépare le fauteuil d’Eliyahou, celui qui fut zélé pour l’alliance.
Résumé de la Haftara
“WeYad Hachem hayeta el Eliyahou” (“La main de Hachem fut sur Eliyahou”)
Texte dans Melakhim I (I Rois) 18:46–19:21
Après sa victoire au Carmel, Eliyahou est menacé de mort par la reine Izével. Il fuit au désert, s’assoit sous un genêt et demande à mourir. Un ange le réveille deux fois avec du pain et de l’eau ; avec cette force, il marche quarante jours jusqu’au mont ‘Horev (le Sinaï). Là, Dieu lui demande : “Que fais-tu ici, Eliyahou ?” Il répond : “J’ai été zélé, très zélé pour Hachem”. Passent un vent violent, un séisme, un feu, mais Dieu n’y est pas ; puis vient “une voix fine de silence” (qol demama daqa). Dieu l’envoie oindre de nouveaux rois et Elicha’ comme prophète à sa place ; Eliyahou jette son manteau sur Elicha’, qui le suit.
Liens Paracha-Haftara
Pin’has et Eliyahou, que le Midrach identifie l’un à l’autre, sont les deux grands zélés pour l’alliance. Et dans les deux textes, le prophète vieillissant reçoit un successeur : Yehochoua’ pour Moché, Elicha’ pour Eliyahou. La haftara rappelle aussi que la présence divine ne se trouve pas dans le fracas, mais dans le silence. Cette haftara n’est lue que les années où Pin’has précède le 17 Tamouz ; sinon, on lit celle de Matot.