Résumé de la Paracha
“Vois (Reéh), je place devant vous aujourd’hui la bénédiction et la malédiction” : la bénédiction si vous écoutez, la malédiction sinon. Elles seront proclamées sur les monts Guerizim et ‘Eval. Moché ordonne de détruire les lieux d’idolâtrie de Canaan et de n’apporter les sacrifices qu’au “lieu que Hachem choisira” (le futur Jérusalem), où l’on se réjouira avec sa famille, le Lévite et l’étranger. Hors de ce lieu, on pourra manger de la viande à volonté (bessar taava), mais jamais le sang. Interdiction d’imiter le culte des nations, “pas même pour Hachem”.
Puis la faux prophète qui fait des signes pour entraîner vers d’autres dieux, le proche qui incite en secret (même “ton frère, ton fils, la femme de ton sein”), et la ville égarée tout entière. “Vous êtes des enfants pour Hachem votre Dieu” : on ne se fait pas d’entailles en signe de deuil. Viennent les lois de la cacheroute : animaux qui ruminent et ont le sabot fendu, poissons à nageoires et écailles, liste des oiseaux interdits, l’animal mort de lui-même, et de nouveau “ne cuis pas le chevreau dans le lait de sa mère”.
Les dîmes : la deuxième dîme (ma’asser chéni) mangée à Jérusalem ou échangée contre de l’argent, et la dîme du pauvre la troisième année. La Chemita annule les dettes la septième année. La tsedaqa : “Tu ne fermeras pas ta main à ton frère pauvre… ouvre-lui ta main”, même à l’approche de la Chemita, car “le pauvre ne disparaîtra pas du pays”. L’esclave hébreu libéré reçoit des cadeaux (ha’anaqa) pour recommencer sa vie, “souviens-toi que tu as été esclave en Égypte”. Les premiers-nés des animaux sont consacrés.
Enfin, les trois fêtes de pèlerinage : Pessa’h et la matsa, “pain de misère”, Chavou’ot après sept semaines, et Souccot : “Tu te réjouiras dans ta fête… et tu seras uniquement joyeux”. “On ne se présentera pas les mains vides devant Hachem.”
Reéh annonce souvent Roch ‘Hodech Eloul, le mois de la techouva : dès le 1er Eloul, les communautés séfarades et nord-africaines se lèvent avant l’aube pour les Seli’hot.
Résumé de la Haftara
“‘Aniya so’ara” (“Malheureuse, battue par la tempête”)
Texte dans Yecha’ya (Isaïe) 54:11–55:5
Troisième haftara de consolation. Dieu s’adresse à Jérusalem, “malheureuse, battue par la tempête, inconsolée” : “Je poserai tes pierres sur de l’escarboucle, tes fondations sur des saphirs”. “Tous tes fils seront instruits de Hachem, et grande sera la paix de tes fils”. Puis l’appel universel : “Ho, vous tous qui avez soif, venez vers l’eau ! Venez acheter sans argent du vin et du lait”, “écoutez et votre âme vivra”, et “Je conclurai avec vous une alliance éternelle, les bontés fidèles de David”.
Liens Paracha-Haftara
La paracha demande d’ouvrir sa main au pauvre et de partager les fêtes avec ceux qui n’ont rien ; la haftara montre Dieu qui offre lui-même, à tous ceux qui ont soif, de quoi se nourrir “sans argent”. Et le lieu “que Hachem choisira” de la paracha devient la Jérusalem de pierres précieuses de la haftara.